« René Mirabel, est un constructiviste qui a de l’humour et de la fraîcheur et qui ne se coince d’aucune théorie » (Gilles Plazy, Revue Cimaise, 1994). Il contempla d’abord les paysages de cette campagne d’Ardèche dont il est originaire, brune sous un ciel bleu.
Ses premières toiles furent(…)
« René Mirabel, est un constructiviste qui a de l’humour et de la fraîcheur et qui ne se coince d’aucune théorie » (Gilles Plazy, Revue Cimaise, 1994). Il contempla d’abord les paysages de cette campagne d’Ardèche dont il est originaire, brune sous un ciel bleu.
Ses premières toiles furent d’abord d’étonnants paysages, inspirés des faïsses, terrasses étroites érigées autrefois pour cultiver la terre ; des couches grumeleuses, presque noires, où la lumière surgit de la matière même, non sans rappeler les œuvres de Raoul Ubac.
Ensuite les lignes du paysages se simplifièrent, formant variations de traits rouges sur de grands fonds bleus. Il consacra une dizaine d’années à cette série rouge et bleu qu’il déclina sur des supports en deux puis en trois dimensions. A partir du simple châssis, il conçut des assemblages de plusieurs pièces qui introduisirent le relief. Puis il lâcha le pinceau préférant créer ses propres outils dans le but « d’éviter le vibrato de la main ».
Selon ses mots : « Il s’agit d’élaguer tout ce qui est inutile, les fioritures, les effets faciles, l’habileté pour ne conserver que l’essentiel. »
Dans sa dernière série, « Vibrations » (2015-2019), il explora les variations de couleurs, les combinant par deux pour en faire surgir une troisième, trouvant des accords surprenants, justes ou dissonants sans cesser d’être harmonieux, comme dans une pièce musicale.
Gratuit.