« Ma peinture est figurative, c’est ma technique qui est abstraite ».
A l’instar d’un Cézanne dont elle fut conservatrice de l’atelier pendant 30 ans, Marianne Bourges a scruté le réel tout au long de sa vie.
Même si son travail artistique qu’elle définissait comme le résultat de moments particuliers(…)
« Ma peinture est figurative, c’est ma technique qui est abstraite ».
A l’instar d’un Cézanne dont elle fut conservatrice de l’atelier pendant 30 ans, Marianne Bourges a scruté le réel tout au long de sa vie.
Même si son travail artistique qu’elle définissait comme le résultat de moments particuliers de dialogue intime avec le réel, n’avait pas pour but de créer des œuvres d’art , ce qu’elle appelle ses « traces » en sont bel et bien.
La modernité du regard sur des sujets intemporels en fait la force. L’acuité de l’œil est telle et fournit à la main un matériau tellement riche que celle-ci a toute liberté pour en traduire la sensation.
Fascinée par la physique quantique, l’espace feuilleté, les fractales, .. elle retrouve un équivalent poétique des ces théories scientifiques, sans vraiment les comprendre mais dans l’intuition poétique que lui procure l’observation..
A l’exception de quelques expositions de jeunesse, alors qu’elle était l’élève de Bachelard et fréquentait Sartre et Beckett entre autres, elle refusa de montrer son travail estimant que l’intervention et les commentaires d’un public ne pouvait rien.
changer aux privilèges des moments de création vécus. Rares furent les privilégiés à en connaitre l’existence, la découverte aujourd’hui d’une œuvre surprenante, riche et abondante suscite un vif intérêt.
Entrée libre.